Les mouvements vont en réalité de l’urbain vers l’urbain (du centre vers la périphérie qui s’étend toujours plus) ou de la campagne vers la petite ville. On reste toujours attaché à la ville. On veut la quitter sans la quitter, respirer mieux sans sacrifier ce besoin de proximité avec les services. Les « néo-ruraux » vivent à la campagne mais sollicitent de la ville centre le maintien voire l’amélioration des services et des équipements culturels et commerciaux. C’est dans l’air du temps : on veut tout et en même temps ! Il subsiste dans l’inconscient collectif français cette envie de village, d’un « territoire affectif, fantasmé, revisité ». Il représente une « unité de vie collective » en voie de disparition, un « chez soi » qui serait protégé des turbulences de la vie.
Extrait de l’éditorial (Laurence Lemouzy)
Parmi les contributions du dossier central : Urbain – rural, Lorsque la ville s’ébroue dans le pré
L’exode urbain : causes, formes et conséquences, par Pierre Merlin Quelles sont les conséquences démographiques, sociales, économiques et environnementales de l’exode urbain? Si certaines de ses conséquences apparaissent contraires à l’intérêt général, comment peut-on corriger les tendances spontanées ?
Habiter un pavillon en grande couronne francilienne, par Martine Berger En 2010, un francilien sur 3 habite une maison individuelle, l’essentiel de l’offre se situant en grande couronne, dans des communes de toutes tailles : dans des espaces ruraux comme dans de petites unités urbaines ou dans les franges de l’agglomération parisienne, où les quartiers pavillonnaires voisinent avec l’habitat collectif.
Les périphéries des villes moyennes, le péri-rural plutôt que le périurbain, par Didier Boutet Peut-on encore parler de périurbain pour décrire ce phénomène, certes d’étalement urbain, mais prioritairement soucieux de respecter un équilibre entre la vie des villages et les besoins de la ville ? Selon Didier Boutet, la réponse est négative.
Quelle vie dans les futures mégapoles ?, par Louis Moutard Qu’en est-il de la ville rêvée ? Elle est faite de mobilités et d’échanges. « Les espaces d’échange peuvent devenir, dans cette ville rêvée, les espaces les plus partagés de la ville, des lieux de destination urbaine. Ce sont les nouvelles places de la cité ».
Le rôle de l’automobile dans la ville actuelle et future, par Daniel Coulaud Parler de la ville actuelle nécessite d’en définir le concept et les limites. Le même terme est en effet employé pour désigner la ville ancienne (à l’intérieur des anciennes fortifications), aussi bien que la commune centre avec son péricentre, l’unité urbaine (ou pôle urbain) qui correspond à la zone agglomérée, l’aire urbaine qui prend en compte les mouvements quotidiens des actifs.
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